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29 novembre : Défi 282 : Explorateur

[LIVRE/DEBAT] Le livre numérique, c'est le futur de demain

Culture et bêtises

Modérateurs : Holix, Anassete

Pour ou contre le numérique ?

Pour (et expliquer)
8
35%
Contre (et expliquer)
9
39%
Mitigé (et expliquer)
6
26%
 
Nombre total de votes : 23

TheTaupe
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Message par TheTaupe » jeu. 08 nov. 2012, 18:20

Bon j'ai voté contre il y a un petit moment j'ai jamais eu le temps de dire pourquoi (et heu j'ai lu en diagonale très rapide ce que vous venez de dire ...)

En ce qui me concerne oui c'est pour le livre objet, matériel, que l'on peu collectionner, mettre dans de jolie bibliothèque, l'odeur des vieux livres ect... Et le plaisir de lecture... sur un écran je zap plein de chose !
Et puis une coupure d'électricité, plus de batterie, un inversement magnétique, et même sans tout ça, le livre immatériel peut facilement disparaitre... ( vous savez que vous mettre un aimant un peu puissant sur votre ordi et vous perdez toutes vos donnez ? et même sans ça de millier de virus existe...)
(je suis désolée pour ton allergie aux papier t3 :( )

Ensuite j'ai récemment passé du temps chez des imprimeurs, c'est un magnifique métier que je trouve triste de voir disparaitre.

Ensuite en tant qu'artiste ! Je veux pouvoir avoir dans les mains ce que je crée. D'ailleurs ont fait de plus en plus d'hors série, d'édition spétiale de très bonne qualité pour les collectionneur et autre, et puis les dédicaces ! comment je me fait dédicacé un livre numérique ? hein ?!
Et puis regarder même af, il en est à sont 4ème fanzine je crois, et pourquoi ? tout est sur le net ?
Je reviens de la japan expo... qu'achète les gens ? les manga dont il ont lu les scan et qui leurs on plu !

et puis non moi non plus je ne payerais pas pour lire sur un écran.

On a dit il y a long temps que les cassettes allez tuer le cinéma. et bien non, (même si les site en streaming y arrive d'avantage) tout ça pour la qualité! (Et j'irai même d'avantage aux ciné si c'était vraiment moins cher v.v à il y a quelques année j'y aller deux fois par mois en moyenne à 4 ou 5 euro la séance, 10 euro ça commence à faire...)

Un autre scandale que j'ai envie de partager avec vous, j'ai fais trois ans d'histoire et je suis allez plusieurs fois aux archives, ... ... :cry: vous savez ce qu'on y fait ? :cry: Des livre du 11ème, 12ème, 13ème, 14ème... qui on très bien tenue (il n'y a pas mieux que le parchemin pour perdurer) et bien vu que pour les scanner ce n'est pas évident (on peut seulement les ouvrir en quart pour lire) on déchausse toute les pages et en les met en vrac dans des casier après avoir numérisé le document ! (et oui on n'a plus le savoir faire pour reconstruire les livres et le parchemin n'est plus aussi souple... le livre est détruit :cry: )

Anassete
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Message par Anassete » jeu. 08 nov. 2012, 21:48

Tout comme l'industrie du cinéma et celle de la télé, le numérique n’est pas là pour tuer le livre papier. Il est là pour ouvrir de nouvelles possibilités et répondre à de nouveaux besoins. Il pourrait être logique par exemple que les bibliothèques proposent des livres numériques à côté des livres papier. Rien que les manuels numériques, une fois que les parents et les enfants les testent ils ne veulent plus revenir en arrière.

Pour répondre au fait qu'on feuillette mal dans un livre numérique : et bien au contraire c’est tout l'inverse. Les liseuses comme les tablettes ont un moteur de recherche intégré. Pour des métiers comme la recherche, c’est un outil qui pourrait faire gagner énormément de temps aux étudiants et surtout aux professeurs. Par contre, oui, du coup il n'y aura plus d'élitisme (tel prof qui connaît tout St-Augustin, etc).
Je dis ça parce que justement, les éditeurs ont du mal à déclencher l'achat pour les romans. On a plus tendance à acheter un livre papier si la version numérique n'apporte rien de plus.

Depuis que je lis numérique, je me suis rendue compte à quel point l'odeur du papier... et bien en fait ça ne me manquait pas du tout. J'apprécie tout autant l'intrigue. La liseuse n'est pas un ordinateur, c’est un objet adapté à la lecture. Le fait de tourner des pages ne me manque pas non plus. Et pourtant mon entourage pourra vous dire ô combien je suis chiante sur l'aspect général de mes livres. Je me suis vite rendue compte que je n'achetais pas pour lire une histoire mais pour avoir un objet. Pour une littéraire, c’est un peu un comble. Du coup, le numérique m'a paru logique comme suite comme recentrage autour du contenu et non du contenant. Et je préfère bien plus me trimballer avec une liseuse qu'avec un livre de 800 pages dans les transports en commun. Là je vois chez moi, je n'ai plus du tout de place pour ranger mes livres. Je suis obligée d'en vendre depuis plus de 3 ans. Les derniers achats traînent sur le bureau et n'auront peut-être aucune place définitive. (Note : j'ai plus de 350 livres) Plus qu'un aspect de collection, ça en devient étouffant et rageant.

Sinon pour ceux qui veulent voir les expériences du numérique, voici un lien vers Walruss. Ils ont fait une version numérique et très complète du livre sur Kadath des éditions Mnémos (livre papier introuvable actuellement).
http://www.youtube.com/watch?v=IDImz2EveQA&feature=plcp
La maquette d'origine est celle du livre papier et a été repensée pour en faire quelque chose d'interactif. C'est pour vous montrer que pour le moment, l'émergence du numérique n'est vraiment pas là pour remplacer le papier. Pour le moment, on a que de plates copies. Donc je comprends tout à fait les gens qui s'attachent au côté matériel, surtout s'ils vont en bibliothèque pour lire la plupart du temps, et à ceux qui pensent à "l'après" (trop de sollicitation des ressources électriques comme l'a dit Fleur d'Ortie ou tout ce qui tourne autour du magnétisme comme l'a rappelé Feeyuu). Mais c’est pour vous montrer qu'à terme, le but recherché de proposer un même produit avec deux expériences différentes.

t3
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Message par t3 » jeu. 15 nov. 2012, 15:05

Hop, aujourd'hui dans le journal de 13H : " le livre papier n'a pas disparu au profit du livre numérique, et bien au contraire "

De quoi rassurer les libraires, les éditeurs, et les auteurs :twisted:

http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-francai ... 63013.html

konata
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Message par konata » ven. 16 nov. 2012, 06:12

En lisant la réponse d'Anassete, je me suis rendu compte que moi aussi, je suis matérialiste xD (j'ai plus de 3000 mangas pour environ 400 livres :s), c'est un peu la plaisir de collectionner aussi :D
Mais ça ne change rien a mon avis, tout simplement car je me vois mal collectionner des liseuses =p

En tout cas, un débat bien intéressant, ou plusieurs avis différents ressortent, que ce soit pour l'amour du livre (objet + contenu), ou simplement pour l'amour de lire^^
Le 13H a écrit :Selon une étude, 70% des Français lisent au moins un livre par an.
HS : Y'a 30% des français qui ne lisent pas un seul livre par an? ça me choque :O

t3
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Message par t3 » ven. 16 nov. 2012, 09:05

Le 13H a écrit :Selon une étude, 70% des Français lisent au moins un livre par an.
Ça me choque pas tellement, par exemple dans ma famille, mes parents ne lisent pas de livres. Cependant, ils privilégient les quotidiens et les hebdomadaires d'information et de loisirs.

Pour un début d'explication, c'est peut-être aussi parce qu'ils ont immigrés en France, et qu'ils ne maîtrisent pas parfaitement la langue française dans toute ses nuances, alors je comprendrais que ça puisse être laborieux pour eux de lire une fiction en français.

Je sais pas si ils lisent des livres dans leur langue d'origine cependant ^^ mais ma mère me racontait que son père lui interdisait de lire des romans, car ça pouvait lui mettre des idées dans la tête....... je comprends alors aussi que ce soit pas un réflexe pour elle, si on l'a mise en garde ainsi.
Ensuite, dans son pays natal, les artistes et auteurs étaient quand même pas mal contrôlés par le gouvernement, alors la fiction devait être bien nulle et pouvait être un outil de propagande.... donc méfiance des romans XD

Bref, en France, qui est un pays d'idées, la lecture est très encouragée. Alors que pour d'autres français venant d'une autres cultures ce soit l'inverse. (bon, je dis pas que dans les 30 % de ceux qui lisent pas de livre, y'a que des immigrés :lol: j'avance juste un début d'explication venant de ma propre observation)

Je trouve d'ailleurs que 70% de français qui lisent au moins un livre par an est un chiffre super ^^

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Message par Getsu » ven. 16 nov. 2012, 09:55

Mais est-ce-que dans "lire un livre", vous parlez d'un livre qui soit forcément un roman, un récit ou quelque chose ? Je ne lis plus de livre depuis un certain temps, pourtant je lis beaucoup de chose en rapport avec une méthodologie (livre sur le scénario, le gamedesign, l'anatomie, tout ça), des dictionnaires sur le symbolisme, sur les animaux mythologiques, etc...
La lecture peut se limiter à lire son journal, pourtant, est-ce-que c'est considéré comme de la lecture ?

(et puis le livre papier disparaîtra pas de si tôt, ça fait trop vintage :twisted: )

Lacox
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Message par Lacox » ven. 16 nov. 2012, 09:56

POUUUURR!!! Moins d'arbre couper pour faire les livres!!!vive la nature!!

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Message par t3 » ven. 16 nov. 2012, 10:53

Getsu a écrit :Mais est-ce-que dans "lire un livre", vous parlez d'un livre qui soit forcément un roman, un récit ou quelque chose ? Je ne lis plus de livre depuis un certain temps, pourtant je lis beaucoup de chose en rapport avec une méthodologie (livre sur le scénario, le gamedesign, l'anatomie, tout ça), des dictionnaires sur le symbolisme, sur les animaux mythologiques, etc...
Pareil, je lis peu de fiction (1 à 2 par an d'habitude, mais la série hunger games a explosé mon quotat de cette année :lol:) mais je lis beaucoup d'essais sur l'actualités et de bouquins de méthodologie.
Je pense que cela est assimilé à des livres, car ils partagent le même format.
La lecture peut se limiter à lire son journal, pourtant, est-ce-que c'est considéré comme de la lecture ?
Bien sûr, lire un journal, c'est de la lecture ! c'est pour ça qu'on dit que les "jeunes" continuent à lire, grâce notamment à l'arrivée des quotidiens gratuits XD
Et moi, j'inclus les BD dans la lecture :)

Cependant, si la lecture de quotidien est bien de la lecture, les quotidiens ne sont pas assimilés à des livres, car on parle de FORMAT dans ce cas là, et ils ne partagent pas le format livre d'édition. C'est la summa divisio édition (livres) // presse (journaux)

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Message par Anassete » ven. 16 nov. 2012, 12:11

Oui t3 a raison sur la séparation livres/quotidien. Et ce JT de 13h donne l'impression de parler des lecteurs de livres. Après dans cette catégorie, on confond absolument tous les types de livres. Là le reportage se focalise sur les romans, mais je peux vous assurer que le livre pratique fait partie des plus grosses ventes dans l'édition et que y a pas toujours des machines derrière pour faire le dit livre.

J'vous donne un exemple concret : tous les ans, le magazine Livres Hebdo dresse le bilan annuel passé de sventes de livres. Dans le top des ventes 2011 on trouve en 23e position un livre sur le Nutella (le petit livr een forme de pot de Nutella qu'onn nous ressort depuis 2 ans dans les supermarchés).

Sinon, voici la classification des secteurs de l'édition (il n'y a pas d'ordre de grandeur, les sceteurs les moins porteurs sont la poésie et les atlas) :
  • Livres scolaires
    Parascolaires/Pédagogie, formation des enseignants
    Sciences et techniques, médecine, gestion
    Sciences humaines et sociales (dont Droit)
    Religion
    Ésotérisme
    Dictionnaires et encyclopédies
    Romans
    Théâtre, poésie
    Documents, actualité, essais
    Jeunesse
    Albums de bandes dessinées
    Mangas, comics
    Beaux arts
    Loisirs, vie pratique, tourisme, régionalisme
    Cartes géographiques, atlas
Après le mot "lecture" est souvent dit dans son sens puritain, donc la lecture de romans, mais ça c'est totalement culturel. C'est comme ceux qui disent que la BD n'est pas de la lecture alors que y a des bulles et puis surtout la lecture visuelle n'est pas donnée à tout le monde. Proposez une BD autre que Tintin et Astérix (c’est trop dans notre culture donc tout le monde croit connaître) à un néophyte, il va paniquer.
Dernière modification par Anassete le ven. 16 nov. 2012, 12:15, modifié 1 fois.

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Message par Getsu » ven. 16 nov. 2012, 12:14

Oui, je parlais bien de la lecture en général et pas des livres, qui sont différents comme vous le dites :)

Les albums de bande dessinée ne sont pas mis avec les comics? Ils ont pourtant un format plus proche que celui d'un manga, c'est bizarre. C'est pour mettre le côté franco-belge/étranger ou c'est juste parce qu'ils avaient la flemme ?

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Message par Anassete » ven. 16 nov. 2012, 12:17

En fait pendant un moment tout était rattaché sous le nom de BD. Albums de jeunesse, mangas et comics. Mais leurs ventes sont tellement fortes que de nouveaux secteurs se sont ouverts. Ils peuvent vivre sans être inclus dans le secteur de la BD, ils peuvent avoir des rayons propres.
Bon et pour les albums jeunesse c’est plus compliqué : la jeunesse et la BD c'était la même chose avant et puis y a eu un boum et les deux ont été séparés (en TRÈS résumé).

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Message par Getsu » ven. 16 nov. 2012, 12:19

Ok, ce sont les rayons de la Fnac quoi :lol:

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Message par Anassete » ven. 16 nov. 2012, 12:22

Bah les libraires utilisent en effet les secteurs de l’édition tels qu'ils sont définis par l'économie du livre "8D Mais attention, chaque librairie a sa façon de ranger. Genre Fnac de Noisy-le-Grand (93), la SFFF est avec la jeunesse ET le parascolaire ET les livres de concours... Mais les librairies indépendantes sur Paris peuvent très bien avoir un rayon jeunesse minuscule et un rayon SFFF perdu ou inexistant parce que ça ne remplit pas les caisses. D'où les librairies spécialisées ensuite !

Et pour les journaux, les liseuses et les tablettes ont tendance à faire oublier cette séparation entre livre et presse parce que tout est sur la même machine. Du coup, le mot "lecture" peut à terme changer de connotation.

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Message par Syl » jeu. 22 nov. 2012, 12:45

Moi j'ai mis pour, et je développe.


Si je préfère largement avoir un livre en mains pour lire, pour plusieurs raisons qui ont été évoquées et que je listerai après, je trouve que le numérique peut potentiellement apporter une meilleure expérience à certains niveaux.

Cas pratique : j'irai pas prendre un bain avec ma liseuse ou tablette en main par exemple, par peur qu'elle prenne l'eau ou que les composants se dégradent avec la vapeur les trucs la con qui, facilement, tuent la technologie. Par contre j'appréccierai dans mon bain d'avoir mon livre en main.

En transports en revanche, je préfèrerai largement emporter ma tablette avec mes versions numériques, parce que pour les pauvres parisiens qui se trimballent déjà le matériel, la bouffe, les trucs divers (dont l'iPad pour avoir ses mails perso au boulot et pouvoir répondre sans passer par le pc de boulot etc) autant avoir le livre dessus.

Egalement, je suis sur un écran toute la journée, et franchement malgré tout ce qui a été dit, quel que soit l'éclairage la lecture numérique reste, pour moi, très fatiguante pour les yeux. Ne serait-ce que parce que noir sur blanc c'est un gros contraste, pas forcément vrai pour le livre où le contraste est pas toujours si présent. Avec le livre point de reflets (outre la lumière et autres rétroéclairages et la qualité de la dalle, les reflets pour le confort de lecture, c'est relou, et j'ai testé beaucoup de devices dans ma vie, j'ai jamais eu la perfection entre les mains à ce niveau là).

Le livre c'est donc aussi un confort visuel simplement, quand je rentre chez moi et que je peux lire dans mon lit sans porter des verres anti-reflets pour moins abîmer mes pov' z'yeux, c'est franchement un mieux (et si comme moi vous avez les yeux hypersensibles à la lumière, vous serez certainement d'accord).

Je serais plus, en d'autres termes, pour un doublon, comme ça peut se faire pour les dvds : acheter la versions éditée permet de dl le format numérique, et donc de l'avoir à la fois dans son salon/sa chambre en dur et sur ses devices sans pour autant avoir à passer par mille encodeurs, le riper le désosser et le reprendre au bon format.

J'aime aussi le côté collection, pouvoir relire un bon livre et en profiter, et comme ça a été évoqué, les prêter ou me faire prêter des livres (je n'irai pas filer mon iPad et mes appareils de stockage pendant un temps indéfini, j'en ai besoin au quotidien). Et l'objet outre vraiment rappeler la personne (je suis une sans coeur, quand je lis je pense à l'histoire pas à qui me l'a prêtée), ça permet aussi socialement d'aller le rendre, de sortir de chez soi, et de discuter de l'ouvrage en question, bref ça contribue au social (plus que de dire via FB ou mail > allez télécharger sur Amazon X bouquin c'est trop kouwl !).

Enfin rapport à l'affliction de t3, c'est aussi un bon moyen de rendre la lecture accessible à tous. Idem pour les prix, où potentiellement il y a moyen de baisser les coûts (je pense aux étudiants et autres bas revenus qui s'achètent pas les collecs à 25€ l'ouvrage pour 25 ouvrages). Comment ? bah gros ou petit éditeur, les auteurs aussi sont passé au numérique. Ils commencent aussi à rendre des oeuvres qui ne sont plus sur parchemin, et donc le format est DEJA numérique, outre prendre une personne pour éventuellement refaire la mise en page, le format est déjà là.
Pas besoin nécessairement d'employer 10000 graphistes, ou développeurs : le passage sur numérique peut aisément se scripter, et le numérique ne comprend pas forcément la couleur et/ou la couv et/ou des images. Dans ce sens, le livre au sens de roman peut devenir accessible, et je pense que c'est là le gros plus apporté (en plus du côté pratique, vrai notamment sur les gros centres d'activité ou être chargé d'une brique ça n'arrange pas forcément).


En revanche je bosse dans le web et la technologie en général m'attire, ainsi que les techniques de comm, et là où je trouve que le numérique a plus de potentiel que le papier, c'est sur le catalogue et autres magazines, ainsi que sur tout ce qui est manuel.

Car oui, justement, c'est plus facile de rechercher au sein du manuel des données spécifiques, c'est aussi beaucoup plus simple de switcher d'une page à l'autre sans chercher ladite page, et SURTOUT, ça peut devenir interactif et ludique et c'est là que ça prend tout son sens.
Dans un manuel de morpho par exemple, vous ne pourrez jamais tourner la silhouette sur la page pour étudier spécifiquement certains points, zoomer ou dézoomer.
Sur tablette ledit manuel peut devenir très intéressant sans prendre une place de malade et permettre des interactions inédites.

Il en va de même pour les magazines où on peut intégrer animations et vidéos, et c'est chouette de pouvoir découvrir d'autres moyens de feuilleter (de manière transversale) ses magazines.


Enfin, outre le livre, le magazine mensuel ça prend de la place. Je sais pas pour vous, moi personnellement je préfère collectionner des livres que je vais relire, que des magazines (un par mois sachant que comme tu es toujours abreuvé, tu reviens rarement sur les 20 éditions précédentes). En ce sens c'est bon à la fois pour la place (plus de stockage, exit les manuels de ouf sur les étagères), l'écologie (pour ceux qui comme moi stockent pas, ou finissent par jeter, car soyons francs les magazines c'est rarement quelque chose qu'on revend ou donne, comme on peut le faire avec un livre), le transport et l'accessibilité (consultable n'importe où), et le côté ludique/nouveautés (qui aussi rappelons le crée de l'emploi spécifique).


Je ne pense pas néanmoins que les métiers de l'imprimerie soient voués à disparaître : outre les besoins de conservation et/ou reproduction des oeuvres anciennes, tous les métiers autour du livre ou de l'écriture ont encore de beaux jours devant eux. On est loin du tout numérique, pour plein de raisons, et je ne pense que le papier soit voué à disparaitre.

C'est juste une évolution liées à de nouveaux besoins, de nouvelles habitudes (de consommation et de vie), et ça ne fait pas "que" détruire des emplois.

Rappelons aussi que de moins en moins de gens sont, de toute façon, formés aux métiers de l'artisanat en général (pas que les métiers de l'imprimerie), car avec la modernisation générale des techniques, non seulement il n'y a plus autant de connaisseurs/formateurs en la matière, mais en plus les jeunes sont de moins en moins poussés vers ces métiers qui deviennent peu à peu obsolètes.
Les formations et spécialisations, comme les besoins, évoluent donc avec le temps. Ce n'est pas seulement l'apparition des tablettes qui peut conduire ou a conduit à une baisse des spécialisations en la matière, il y a aussi une baisse des spécialisations qui entraîne un besoin de procéder autrement. Pour moi c'est un cercle ou une boucle, il n'y a pas de vérité absolue à en tirer, ni vraiment de débat "faut-il être pour ou contre". C'est une évolution, que chacun aborde différemment.

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Message par Anassete » mer. 09 janv. 2013, 22:33

Je up ce topic pour vous montrer ce qui se fait actuellement chez les gros éditeurs de romans et comment un livre qui nous apparaît comme banal prend une toute autre forme une fois qu'on passe au numérique.

Les éditions du Livre de poche sont parmi les premiers à proposer des prix agressifs sur les grands classiques connus et utilisés en classe, tout en y ajoutant un appareil critique et une chronologie. D'habitude, on télécharge très volontiers les classiques en version gratuite. Pour y avoir goûter un certain moment, on se retrouve vite embêté par les fautes de frappe, d'orthographe, de grammaire et, pire encore, les phrases effacées mal relues. On peut se retrouver avec du "je suis allée à vers l'Allemagne". Du coup, soit on repasse au bon vieux papier soit on sacrifie ses 99 cts à 4€ dans une version payante mais relue par un vrai éditeur.

La différence avec le Livre de poche, c’est que quand on achète, on a un vrai contenu supplémentaire. Du coup, on n'a pas l'impression d'être arnaqué. J'ai acheté le recueil de La Parure de Maupassant pour 1,79€ pour tester et voir comment ça se présentait.

0- Il n’y a aucune différence de contenu avec le livre papier. C’est plus une façon de manipuler le livre qui change. On retrouvera le même découpage qui s'avérera plus fait pour un type de public, alors même que la version papier s'adresse à tout le monde.
Voilà à quoi ressemble la couverture sur Kindle :
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Couverture sur tablette :
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1- Quand on ouvre l’ebook, on passe obligatoirement par l’introduction. Ça paraît évident, mais quand on lit des romans contemporains en ebook, on arrive directement au texte. Les suppléments sont à la fin On s’adresse donc à un public étudiant ou chercheur, comme dit plus haut. C’est le genre de choses dans un livre papier qu’on passe rapidement la plupart du temps. Déroutant mais axé pour un type de public.
Photo :
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2- Quand on clique sur le début d’une nouvelle ou d’un roman, on est obligé de lire une nouvelle présentation du texte. Celle de La Parure s’adresse à des collégiens ou lycéens qui ont besoin de repères rapides et clairs parmi les contemporains de Maupassant. Celui qui lit ce livre pour son plaisir se le verra gâché dès les premières pages. De plus, si on veut commencer par lire l’histoire avant de lire la présentation, on est obligé de passer toutes les pages. Pas de raccourci dans la table des matières. Rébarbatif.


3- Impossible de voir la différence entre la présentation du texte et le début du roman sur Kindle (j’espère que epub c’est mieux). La seul moyen est de ne pas tapoter trop vite pour voir s’afficher les initiales du critique à la fin de la présentation. Le texte est collé en haut de page comme si c’était la suite de la présentation. Pas de reprise du titre, pas de décalage, bref un bazar pour s’y retrouver. Pratique pour personne.
Photos :
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4- Les points précédents ont montré que ce genre d'édition s'adresse plutôt à des étudiants. Les notes de page se retrouvent à la fin de chaque histoire et sont adaptées au lecteur visé (comme dans la version papier). Dans La Parure, on voit très rapidement que l'ebook comme le livre papier sont à destination des élèves du secondaire. Cependant, et c'ets un souci valable pour tous les ebooks du monde sur liseuse, il est difficile de taper sur le lien de la note dès le premier coup. Selon comme elle est placée dans la page, on peut faire avancer/reculer le texte ou appeler le menu contextuel. Sur iPad, le tactile est mieux géré parce que le système de tourner de page est différent. Facile d’utilisation et bien rangé.

5- Sur une liseuse, la lecture de ce type d’édition n’est pas facile si vous en avez l’utilisation d’un étudiant. C’est-à-dire bouger sans arrêt dans le bouquin. Table des matières non précise (sur Kindle, sûr) mais surtout il est plus facile d’avancer et de reculer dans les pages très rapidement sur une tablette. Passer l’introduction et la présentation d’un simple toucher-glisser mais mettez des plombes avec les tapotements de la liseuse. Agaçant sur liseuse, fluide sur tablette.

6- Les interlettrages sont beaucoup importants que sur d’autres ebooks habituels (en tout cas, sur celui de La Parure, c’est flagrant). D’un côté ça facilite la lecture et de l’autre ça met moins de texte sur la page. Pratique pour les petits lecteurs mais vite embêtant pour quelqu’un qui a l’habitude de lire de mots par page. Ça donne quand même l’impression que le calage a été mal fait… Un style de vie.
Photo :
Image

En conclusion, ces éditions sont faites pour un public sur tablette non ouverts à ce type de médias. On pourrait très bien en tant que simple lecteur curieux acheté ces ebooks car la plupart sont moins coûteux. Mais la navigation sur liseuse est laborieuse et vraiment tès axée sur l'apprentissage. C'est peut-être moins ennuyeux sur un roman, ce que je testerai plus tard avec Les Chouans de Balzac quand j'aurai fini mon livre actuel.
Les tablettes ne sont pas encore prêtées gracieusement par l’État dans les écoles. Dans ce cas, on s’adresse à une cible plus vieille, potentiellement attirée par les technologies, littéraire dans l’âme et capable de sortir de 100 à 500€ pour un support numérique qui ne soit pas une liseuse. Donc on espère que potentiellement, les premiers à s’être jetés sur le marché du numérique (étudiants et +) vont lâcher leur liseuse qui aura été leur premier jouet pour une tablette qui facilitera leur vie. Possible, dans un futur où les tablettes seront aussi acceptées en amphithéâtre et en salle de classe. Le but n’est pas idiot, car une tablette permet de prendre des notes plus rapidement sur son texte. Mais c’est faire le pari que d’ici fin 2013, tout va bouger dans les moeurs et surtout à l’éducation nationale. Pari risqué et osé.

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