[Projet Album illustré] Histoire de magie

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McFly's
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[Projet Album illustré] Histoire de magie

Message par McFly's » jeu. 16 juin 2016, 13:28

CE MASSAGE A ETE EDITE , C'EST POURQUOI LES PREMIERS COMMENTAIRES N'ONT PAS DE LIEN.




Le statut des mages dans l'histoire:

On dit "mage"en termes génériques parce que magicien désigne des charlatans et pas "sorcier" non plus car ça a une connotation diabolique.
Effectivement dans la société les mages sont peu nombreux même si on ne peux pas les dénombrer: Ils se cachent à cause du regard manichéen que l'on porte sur eux. C'est à dire que soit leurs pouvoirs sont considérés comme un "don" , divin donc, soit comme une manifestation diabolique. Les familles dissimulent les pouvoirs de leurs enfants ou tentent de leur faire nier leur nature. Néanmoins quelques personnes comme des commerçants sont dans le secret mais on ne peut pas parler de réseau. Parfois des mages tournés vers Dieu apparaissent au grand jour en tant que miracles.
Pendant l'Empire, le Crépuscule fut une unité spéciale composée d'une poignée de mages au service de l'Etat chargés de la répression des opposants politiques et de faire régner la terreur parmi les réseaux révolutionnaires.

La baguette magique est comme la prolongation naturelle du bras du mage: elle contient un cheveu de son propriétaire pour le matérialiser. Elle canalise l'énergie pour la diriger et pour la concentrer comme un paratonnerre. Au début l'outil est difficile à appréhender mais avec l'âge les mages ne savent plus vraiment s'en passer, par habitude à vrai dire il n'existe pas de techniques magiques offensives sans baguette. La présence d'une baguette chez quelqu'un est donc un signe équivoque de magie "diabolique" dans l'esprit des gens car tournée de manière assez offensive.

L'Histoire:

situation initiale

[spoil]Le mage Athanaste Chardépeautre passe une retraite silencieuse dans un appartement bourgeois qui n'a pas vu de changement depuis depuis longtemps. 
Il faut dire qu'il ne lui faut pas trop faire de remous. En effet, le retraité du Crépuscule, organisation de répression de l'Empire déchu s'est fait beaucoup d'ennemis. Depuis la révolution le calme est de rigueur, surtout depuis que son épouse Mélopée est morte. 

Il s'en voudra toute sa vie, car à l'occasion de la révolte une partie de l'armée s'en est prise au Crépuscule, le capturant, le faisant passer pour mort, sa femme se laissa faner avant de mourir comme pour partager les tortures qu'il subit alors. 
Ce triste événement fit de son retour à la vie civile comme un nouveau supplice qui peine à s'estomper avec les années, une torture de l'esprit. Tandis que le portrait de sa bien aimée aux yeux bruns veille en permanence sur le fauteuil qu'il occupe chaque soir, sommeille en lui un savoir occulte qui pourrait faire de lui le vieux mage le plus dangereux de la République. 

S'il passe ses journée à l'abris des foules, contemplant des heures durant les flammes de la cheminée, pipe aux lèvres, lisant et relisant les livres qui envahissent ses appartements, il laisse tout le reste à sa domestique. Morgane de son prénom, use de sa polyvalence pour une bonne partie de la rente de Athanaste qu'il tire des intérêts des confortables salaires du Crépuscule qu'il avait placés dans l'espoir d' devenir père. La jeune femme présente des caractères curieusement similaires à Mélopée, a environ 30 ans, âge de la défunte épouse. Ses yeux profonds yeux bruns sont comme des miroirs qui lient les deux femmes à travers l'au delà. Malgré ce charme certain est son emploi, elle reste célibataire est sans famille connue. 

élément perturbateur

Cette situation tranquille aurait pu durer encore des années mais c'est sans compter sur la propension du passé à resurgir. Une lettre arrive alors d'une connaissance d' Athanaste l'invitant à discuter d'un problème grave. L'entrevue a lieu le soir même, malgré près de quinze ans d'ermitage, dans un bistrot de quartier. L'ancien collègue du Crépuscule fait part au veuf durant la soirée de ses inquiétudes à propos du décès d'une consoeur. La discussion se prolonge dans la nuit, il est question de représailles, de la violence de la Révolution, des disparus, des disparues ... et de boisson. Athanaste, déshabitué au toxique réconfortant, rentre finalement chez lui mécaniquement, dans un flou de larmes est d'ivresse. 

Dans l'obscurité de l'appartement il plonge son regard dans deux perles noires un peu inquiètes. Elle attendait là, devant l'âtre, un de ses livres dans les mains. Il croit voir la beauté de Mélopée, serre dans ses bras son fantôme, plonge son visage dans ses cheveux noirs, comme dans un rêve. Elle ne le repousse pas, pas même surprise. 
Le lendemain, une douleur pulsatile l'invite au réveil. Un linge imbibé de décoction de clou de girofle sur le front, il la croise comme si de rien n'était. Morgane n'évite pas son regard. Cela continue ainsi les semaines à venir. Il faut dire qu'il n'est pas si mal, son attitude semble augmenter son âge mais Athanaste s'était habillé pour sortir la nuit dernière. Il ne parle pas une fois de cette soirée, à vrai dire il n'est sûr de rien, même pas de la discussion avec son ancien ami, si bien que crainte de représailles ne l'effleure pas un instant. 

La vérité

Mais la nouvelle tombe. Morgane lui demande une discussion. En vérité il reste muet : elle annonce posément qu'elle est enceinte, elle ne lui cache pas qu'elle connaissait ses doutes mais la grossesse libère sa parole. Il y a presque quinze ans elle s'est tournée vers lui pour la charge de domestique, sûrement qu'Athanase y a vu un relais naturel à la dissolution du foyer qu'il tentait de fonder. La dépression qui l'a atteint a alimenté sa dépendance aux services de la jeune fille.

Mais, elle lui avoue que ses intentions initiales étaient motivées par la vengeance. Si la révolte populaire a tenté de condamner ses tyrans, le Crépuscule s'est rendu responsable de l'image négative qu'il a véhiculé autour de la magie. Morgane, s'est vu arracher à l'époque à sa seule famille, sa mère. Celle-ci, mage pourtant aux idées révolutionnaires fut victime de l'amalgame  : elle est emprisonnée. C'est un moindre mal par rapport aux sévices et exécutions qui ont eu lieu envers la communauté magique, mais le pardon ne faisait pas partie du vocabulaire de la jeune Morgane.
Même si elle n'a pas hérité des pouvoirs de sa mère Célèste, elle a toujours eu connaissance de l’existence des mages et du Crépuscule, mots qui ont bercé son enfance. Pour leg, Morgane a pu avoir accès aux recherches que sa matriarche menait sur cette unité magique d'élite. Le nom d'Athanase Chardépeautre qui y apparaissait plusieurs fois fit comprendre à l'adolescente l'importance du mage au sein de l'organisation et l'étendue de ses pouvoirs. Voilà comment elle introduit ses appartements, sous couvert de son rôle d'employée de maison. Ses projets de garder secrète l'identité de l'homme en l'échange de de la libération de sa mère s’essoufflèrent avec le temps. Entre ses premières craintes d'être démasquée et la disparition de sa témérité adolescente, Morgane fut désorientée par l'apparente tristesse et mélancolie du maître des lieux. Elle en arriva à douter de ses réelles compétences de mage.

A ces aveux, Athanaste, resté dans le silence jusqu'à présent sent en lui tourner un mélange d'émotions et de nausée. Entre perplexité et culpabilité il a le sentiment d'avoir baissé la garde, d'avoir été faible. Un instant il cherche ses mots, à la fois de riposte et d'excuse puis se ravise. Il quitte la pièce en silence.

Il faut attendre de lendemain pour que le vieux mage mûrisse un sentiment de rédemption. A la surprise de Morgane il lui propose d'organiser l'évasion de sa mère. En l'échange de la mission qu'il s'est donnée il fait part de ses regrets d'être également privé de famille. Ainsi il souhaite saisir l'occasion de devenir le père qu'il n'a pas pu être, engageant la jeune femme à rester auprès de lui, au moins tant que l'enfant en aura besoin, lequel il élèvera comme son légitime.

A peine le temps d'assimiler les conséquences de l'arrangement qu'un courrier vient bouleverser le projet d'évasion. Un avertissement de son confrère, ils seront les prochains à être tués. Le mage sait que cela devait arriver un jour, qu'il devrait se livrer, ou bien tout abandonner et disparaître, en un souffle. Mais il n'est plus seul, il sait l'enfant à venir menacé. Si ses assaillants découvraient son existence, lui comme sa mère seraient exécutés , le peuple conférant à la magie un caractère héréditaire. La progéniture du mage serait systématiquement diabolisée. Une seule solution, la fuite. Juste le temps de rassembler l'essentiel et surtout : la baguette magique. Non pas qu'elle soit particulièrement précieuse, d'une essence banale, mais elle est l'alliée indispensable du mage en combat. Si Athanaste l'oubliais il sait qu'il aurait des difficultés à s'en procurer par les temps qui courent. L'inclusion d'un cheveu de son propriétaire demande un savoir qui ne lui appartient pas. Il frissonne quand il la sort du fourreau qu'il avait dissimulé derrière un tiroir de son secrétaire.

La fuite:

C'est ainsi que les fuyards louent dans la précipitation un fiacre en abandonnant pour caution une précieuse montre à gousset. Sous le zénith ils s'élancent à travers la ville avant de se perdre sur une route de campagne, sans destination, car Athanaste sait que de projeter rends prévisible. 

Ils roulèrent jusqu'au soir sans escale. La fraîcheur tombe tandis que les habitations se font rares et que le cheval peine à conserver le rythme. Au bout d'un chemin en lacets ponctué d'installations ferroviaires abandonnées, l'animal se fige à l'entrée d'un tunnel. Athanase met pied à terre pour envoyer une étincelle de lumière à travers à travers l'ouvrage taillé à même le basalte. Elle s'échappe de sa baguette avant dans le perdre dans l’obscurité. Le tunnel en courbe ne permet pas d'en évaluer la longueur. Athanaste insiste et le fiacre s'y enfonce, au pas. Le bruit des sabots résonne dans l'obscurité et la traversée semble interminable. Quand la lumière apparaît elle s'ouvre sur un paysage vertigineux. Un viaduc enjambe la vallée qui se présente aux deux fuyards.

En aval, on devine la présence d'un ruisseau dont le clapotis sur les rochers fait écho contre les versants de la gorge. Le fiacre s'engage sur l'ouvrage de métal sans que les deux protagonistes ne doutent de la solidité du tablier. Hélas les rigueurs du climat ayant altéré le la qualité du fer, une roue de l’attelage traverse une cloque de rouille, immobilisant le véhicule. Évaluant la situation, les deux protagonistes entreprennent de déharnacher le cheval pour poursuivre leur route avant la nuit.

Affrontement sur le viaduc

Un claquement de sabots venant du tunnel les arrête dans leur tâche. De la gueule béante de la montagne s'élancent trois cavaliers portant les foulards rouges de la Révolution. Ils fondent sur le mage en hurlant  : «  SORCIER  !  ».Tandis que Morgane parvient à se glisser sous le fiacre, les cavaliers s'élancent de part et d'autre du véhicule pour prendre en tenaille Athanase, fendant les portières de leur épée. Le mage les reçoit de sa baguette.
Un éclair désarçonne le premier, précipité dans le vide suivi de peu de sa monture déséquilibrée. La fuite fuite du cheval s'arrachant à l'attelage permet à Athanase de se retourner pour asséner une détonation au vengeur qui l'approchait par l'arrière, touché à la poitrine. Celle-ci résonne à travers la vallée.
Alors que le troisième des assaillants voit sa trajectoire libérée par son confrère tombé dans le vide, un craquement se fait entendre. Le métal se dérobe sous la monture du vengeur blessé. Il quitte sa selle pour tomber sur la pièce du tablier qui continue de pencher dans le vide. Le poids du fiacre termine de la décrocher du pont, précipitant le cheval, son cavalier et le lourd véhicule au fond de la gorge. Un fracas terrible trouble le silence de la nuit tombante. Un pas en arrière, et Athanase sent la brûlure d'une effilade lui traverser le dos. Le dernier de ses assaillants s'enfuit au galop vers l'autre côté du viaduc alors que le vieux mage se retourne en s'écroulant. La douleur l'aveugle alors que le bruit des sabots s'éloigne. Il reste un moment allongé sur le dos, le souffle coupé, au bord du trou béant laissé par la chute du fiacre.

Quand il reprend ses esprits, la nuit est tombée et la lune éclaire la scène d'une faible lueur.
Il repense aux événements et réalise la disparition de Morgane. Il se rappelle la rupture du métal, le fracas dans la vallée, cette idée le glace.

Athanaste se relève difficilement et entame une laborieuse descente vers le ruisseau. Se laissant glisser de l'extrémité du viaduc en direction de la gorge, il s'enfonce sous l'obscurité des arbres qui exacerbe ses sensations. Bientôt, son expédition lui semble insurmontable et le sang perdu vient à lui manquer. Désorienté, il parvient à ôter sa veste pour presser sa plaie et se ceinturer à l'aide de sa chemise. Il termine à peine de se revêtir par dessus son bandage de fortune que ses sens le quittent.

Le jour se lève à peine quand il revient à lui glacé par la fraîcheur nocturne. Il continue néanmoins sa descente. Il atteint enfin le ruisseau découvrant une scène désolante. Du sang, le corps massif de deux chevaux, leur cavaliers brisés, ici et là sur les rochers et contre les arbres, dans des positions improbables. Parmi eux, le fiacre en morceaux éparpillés ajoute au tableau plus de minéralité.
Le héros retourne ces pantins de chair, fouille les débris, encore et encore. Aucune trace de Morgane, il l’appelle. Son nom résonne cinq fois en une heure. Rien. Il descend alors le fil de l'eau , se fraye un chemin parmi les roches avant se s'arrêter , résigné. Il entreprend de rincer ses vêtements et sa plaie en chassant de son esprit l'idée de son sang mêlé dans l'eau à celui des cadavres. Dans les volutes rouges ses idées tournent. Il prend alors une décision qui il l'espère lavera un peu son âme. S'il entreprend seul de libérer la mère de Morgane il lui rendra justice, quoi qu'il lui soit arrivé. Rien d'autre à faire de toute façon, il ne peux rester par ici éternellement en étant en cavale. Cela fait longtemps qu'il n'a pas eu l'occasion de faire la démonstration de ses talents magiques.

la libération

Rafraîchi et regonflé, il remonte la pente avec presque plus de facilité qu'à la descente. L’excitation qui l'envahit lui fait avaler les premiers kilomètres en un rien de temps. C'est alors qu'il reconnaît le cheval d'attelage qui l'avait accompagné pour la première partie du voyage. Il l'enfourche, s'aidant des restes de l'harnachement, il se dirige vers la prison de Malemort qui maintenant ne se trouve qu'à deux jours de cheval.

Deux jours de faim mais à un bon rythme et avec motivation, il met pied à terre aux abords de l’établissement carcéral. Le monstre à l’architecture militaire se plante au sommet d'un mont dont le sommet chauve profite d'une position idéale face aux plateaux environnants.
Le soleil qui se couche allonge l'ombre de l'édifice jusqu'aux pieds d'Athanase. Il attend l'heure bleue où on ne distingue plus grand chose pour s'approcher du bâtiment.
Serrant sa baguette contre sa poitrine, la pointe vers son visage ses yeux se révulsent et expire profondément. Subitement son corps fond en fleuve de cendres. Tel une nappe de brouillard il se glisse en petits grains noirs sur l'herbe , sous les barbelés jusqu'au pied du mur de pierre.
Les gardiens ne remarquent pas cette ombre frissonnante qui file avec légèreté sur la surface froide de l'édifice.

Il se sait vulnérable alors il se glisse par la première ouverture s'offrant à lui. Il arrive dans un couloir étroit distribuant des geôles dont les portes silencieuses ne sont percées que de judas. Il reprend forme derrière un vestiaire de bois.
En reprenant sa plastique, il se retient d'exhaler un râle. Sous sa forme furtive il ne peut respirer, ce qui limite considérablement l'usage de la technique.
Il écoute un moment le silence à peine troublé par les pas d'un garde qui s'éloigne et quelque couinement qui parvient à traverser les épaisses portes de cellules. Les lampes sont déjà allumées et les flammeroles qui s'agitent dans leur globe de verre à cause des courants d'air créent des ombres mouvantes.

Il s'élance sur la pointe des pieds dans le corridor, par moments, quand le bruit d'un garde approche, il se fait poussière pour quelques secondes avant de poursuivre son intrusion. Après avoir parcouru plusieurs allées il atteint l'une d'elles privée de fenêtre, menant à une porte unique ornée d'un symbole d’exorcisme. Athanaste ne connaît que trop bien ces dessins utilisés par les prêtres lorsqu'ils mettent la main sur des « sorciers ». Il sait qu'il y trouvera ce qu'il cherche même si ça risque de remuer en lui de mauvais souvenirs.

Il pousse la porte non verrouillée qui s'ouvre sur un atelier de l'horreur. Un puis sied en son centre. Il se souvient comment on y descend par des escaliers pour y entrer par le fond, comment des écluses permettent de l'inonder d'une eau souterraine glacée. Il se rappelle la grille verrouillée rapidement immergée, pris au piège dans l'eau froide; usant ses ongles contre des parois glissantes. Lui, luttant contre le sommeil dans un corps nu dont la peau flétrit les lèvres bleuissantes, les muscles qui s'endorment. Dans cette pièce sans fenêtres il est impossible de compter le temps qui passe. 

Athanase se surprend à regarder béatement cet ouvrage de purgation. Le reste de la pièce est habillé d'autres joyeusetés telles qu'une vierge de fer jugeant avec sévérité le mage qui se tient là.
Un énorme cube de d'acier riveté prend place au fond de la salle de torture. Cette cellule dont on peut faire le tour ne comporte qu'un trou à peine plus long que la main en forme de croix. Athanaste se place devant la porte et sort sa baguette qu'il pointe sur la serrure, il imagine distinctement son cliquetis libérer les verrous quand le bruit d'une porte qui s'ouvre le surprend.

Trois individus font irruption dans la pièce. Un garde ainsi que deux bourreaux tombent presque nez à nez avec Athanaste. L'espace d'un instant ils se dévisagent . Le plus âgé des bourreaux vêtu d'une aube malpropre laisse glisser son regard sur la baguette que le mage tient fermement. La panique s'empare de ses yeux. Il plonge sur une table se trouvant devant lui et saisit une dague dont le pommeau en forme de crucifix est richement orné. Athanaste fait un pas en arrière et heurte bruyamment la cellule de fer. Le garde se jette sur lui armé d'un fleuret. Le mage n'a d'autre choix que de tourner les talons et se glisser dans la vierge de fer, la refermant sur lui avec ses pointes acérées. Le jeune bourreau qui a eu le temps d’attraper une large pince s'écrie alors « il est fait! » . Le garde se rue sur la machine de torture en ouvre brusquement les battants.

La stupéfaction des trois hommes est totale lorsque les entrailles de la vierge se révèlent être désespérément vides. A la place d'un flot de sang une ombre sableuse s'écoule du fond de la boite de fonte glissant entre les pieds du garde qui n'y voit que du feu. « SORCIER ! restons sur nos gardes ! » crache l'homme en aube juste avant qu'Athanase refasse son apparition derrière le soldat abasourdi. Il le pousse alors dans la machine de mort avant d'en claquer les battants avec force. Faisant à présent face au jeune bourreau, celui-ci tente de blesser Athanase de sa lourde pince coupante. Il ne parvient qu'à lui couper un morceau de manche en laissant à son bras une légère coupure. Ni une ni deux, le mage émet de sa baguette une déflagration qui projette le corps de l'homme à terre inconscient. Il l'enjambe immédiatement pour arrêter le pseudo prêtre qui tente de s'enfuir. Le bougre s' aplatit contre le mur près de la porte à l'arrivée d'Athanase qui lui pointe sa baguette sous le menton « Lâche ça » ordonne-t-il. Mais il lâche d'une voix éraillée « Vous ne savez pas ce que vous faites, damné démon. » . Le mage le dévisage un instant avec dégoût avant de l’attraper par le vêtement et le jeter devant lui faisant échapper la dague. « Oh que si » lui répond-il en le poussant de plus belle en arrière. « Non, vous ne pouvez pas ! » s'écrie l'homme en aube en comprenant ce que s'apprête à faire Athanaste. Les talons du vieux bourreau se rapprochent dangereusement du bord du puis quand Athanaste presse avec nonchalance la pointe de sa baguette sur la poitrine de l'homme ,qui part en arrière agitant les bras comme pour se raccrocher à un filet d'air. Le prêtre tombe en cognant contre les parois du puis, ralentissant sa chute. Il pousse une plainte en atteignant le fond, sonné. Le mage saisit une poignée enfoncée dans une fente du sol tout près. Il la tire vers le haut dans un grincement. L'instant d'après, les orifices percés dans les parois du puis déversent leur flot d'eau froide sur l'homme en aube qui gémit.[/spoil]






Images, recherches:
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Dernière modification par McFly's le jeu. 29 sept. 2016, 17:13, modifié 34 fois.

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Diabolo
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Re: [Présentation] Livre illustré : que faire maintenant?

Message par Diabolo » jeu. 16 juin 2016, 14:03

C'est vraiment magnifique ! *____* ça ferait un très bel artbook !

McFly's a écrit : Maintenant la question est, que faire?

Est-ce que quelqu'un pourrait me suggérer quelque chose? Un texte que je pourrais illustrer?


Qu'attends-tu de nous exactement ? Des conseils pour améliorer et faire un livre avec ce que tu as déjà fait ?
Des textes pour en faire plus sur le même sujet ?
Une idée pour un prochain projet ?

J'avoue que je n'ai pas compris :(

McFly's
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Message par McFly's » mar. 30 août 2016, 19:01

UP!

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Little Endian
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Message par Little Endian » mar. 30 août 2016, 20:25

Quel charisme !!!!
J'adore son look !

J'approuve également le choix de l'univers/cadre ^__^ Quels sont tes projets au niveau de la réalisation ? combien de temps durera approximativement tes recherches de scénar ? :)

McFly's
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Message par McFly's » mar. 30 août 2016, 20:39

Ben je ne sais pas du tout combien de temps ça va me prendre , c'est la première fois que je me lance là dedans.
Après je pense partir sur un monde anachronique, ce sera plus simple pour moi.

Tu aurais des conseils pour moi ?


EDIT: suite du scénario:

S'il passe ses journée à l'abris des foules, contemplant des heures durant les flammes de la cheminée, pipe aux lèvres, lisant et relisant les livres qui envahissent ses appartements, il laisse tout le reste à sa domestique. Morgane de son prénom, use de sa polyvalence pour une bonne partie de la rente de Athanaste qu'il tire des intérêts des confortables salaires du Crépuscule qu'il avait placés dans l'espoir de devenir père. La jeune femme présente des caractères curieusement similaires à Mélopée, a environ 30 ans, âge de la défunte épouse. Ses yeux profonds yeux bruns sont comme des miroirs qui lient les deux femmes à travers l'au delà. Malgré ce charme certain est son emploi, elle reste célibataire est sans famille connue.

Cette situation tranquille aurait pu durer encore des années mais c'est sans compter sur la propension du passé à resurgir. Une lettre arrive alors d'une connaissance de Athanaste l'invitant à discuter d'un problème grave. L'entrevue a lieu le soir même, malgré près de quinze ans d'ermitage, dans un bistrot de quartier. L'ancien collègue du Crépuscule fait part au veuf durant la soirée de ses inquiétudes à propos du décès d'une consoeur. La discussion se prolonge dans la nuit, il est question de représailles, de la violence de la Révolution, des disparus, des disparues ... et de boisson. Athanaste, déshabitué au toxique réconfortant, rentre finalement chez lui mécaniquement, dans un flou de larmes est d'ivresse.

Dans l'obscurité de l'appartement il plonge son regard dans deux perles noires un peu inquiètes. Elle attendait là, devant l'âtre, un de ses livres dans les mains. Il croit voir la beauté de Mélopée, serre dans ses bras son fantôme, plonge son visage dans ses cheveux noirs, comme dans un rêve. Elle ne le repousse pas, pas même surprise.
Le lendemain, une douleur pulsatile l'invite au réveil. Un linge imbibé de décoction de clou de girofle sur le front, il la croise comme si de rien n'était. Morgane n'évite pas son regard. Cela continue ainsi les semaines à venir. Il faut dire qu'il n'est pas si mal, son attitude semble augmenter son âge mais Athanaste s'était habillé pour sortir la nuit dernière. Il ne parle pas une fois de cette soirée, à vrai dire il n'est sûr de rien, même pas de la discussion avec son ancien ami, si bien que crainte de représailles ne l'effleure pas un instant.

Mais la nouvelle tombe. Morgane lui demande une discussion. En vérité il reste muet : elle annonce posément qu'elle est enceinte, elle ne lui cache pas qu'elle connaissait ses doutes mais la grossesse libère sa parole...

Bon, j'ai pas encore fini la suite, elle sera amenée par sa domestique. Cette "mission" devrait lui permettre de se refaire une conscience. Je pense à une fuite pour se protéger des personnes vengeresses des victimes du Crépuscule. Morgane aussi est en danger à cause de l'enfant qu'elle porte d'autant plus que les superstitieux pensent la magie héréditaire, donc elle doit fuir aussi. Morgane avoue elle a approché Athanaste en tant que domestique quand elle était ado pour obtenir de lui de libérer sa mère (mage pourtant favorable à la Révolution) emprisonnée lors de chasses aux sorcières qui ont eu lieu à la Révolution, sinon elle l'aurait dénoncée aux vengeurs de la république. Elle tenait à l'époque pour responsable le Crépuscule d'avoir diabolisé l'ensemble des mages de l'Empire aux yeux des autres. Elle n'a jamais réussit à le faire chanter car elle s'attendait à avoir affaire à un homme profondément mauvais mais elle y a renoncé avec les années et la compassion.


Une fin alternative:

Morgane fait pression sur Athanaste pour qu'il libère sa mère mise en prison à la révolution. C'est la grande expédition, combat avec les gardes itou. Au moment ou il la libère, il réalise que c'est sa femme, que des personnes malveillantes lui ont annoncé sa mort et caché son emprisonnement pour le détruire. Sa femme a eu une fille cachée avec un autre homme durant ses premières campagnes : Morgane. Il réalise l'inceste et se suicide. Mais c'est un peu glauque non?

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Diabolo
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Message par Diabolo » mer. 31 août 2016, 05:26

Waouh, j'adore ce pitch !! :shock: et même la fn glauque est trop cool !

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mistral
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Message par mistral » mer. 31 août 2016, 10:21

La fin glauque, elle a un côté un peu trop (je mets en spoiler parce que c'est un film à twist final, au cas où des gens l'auraient pas vu... si la fin vous dit rien ne cliquez pas xD)
[spoil]Old Boy[/spoil]
Du coup ça m'a paru évident au moment où j'ai lu que Morgane ressemblait à Mélopée. Rien ne t'empêche de faire cette fin quand même hein, mais tu souffriras forcément de la comparaison !

Autrement, le pitch est très sympa, je suis curieuse de voir comment tu développeras tout ça ! :)

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Message par McFly's » mer. 31 août 2016, 10:58

Ah merci alors pour l'info je vais éviter alors. Bon après j'ai pas vu le film mais il me semble qu'il est connu en plus. J'hésitais vraiment d'ailleurs pour cette chute, je la trouvais un peu dure.


Bon ben je suis contente quand même que l'univers vous plaise. Je vais peut être dessiner un peu, ça devrait m'aider pour la suite.

[spoil]Image[/spoil]

La suite du scénario:

[spoil]La suite: Le texte est toujours un peu brut

Mais la nouvelle tombe. Morgane lui demande une discussion. En vérité il reste muet : elle annonce posément qu'elle est enceinte, elle ne lui cache pas qu'elle connaissait ses doutes mais la grossesse libère sa parole.Il y a presque quinze ans elle s'est tournée vers lui pour la charge de domestique, sûrement qu'Athanase y a vu un relais naturel à la dissolution du foyer qu'il tentait de fonder. La dépression qui l'a atteint a alimenté sa dépendance aux services de la jeune fille.

Mais, elle lui avoue que ses intentions initiales étaient motivées par la vengeance. Si la révolte populaire a tenté de condamner ses tyrans, le Crépuscule s'est rendu responsable de l'image négative qu'il a véhiculé autour de la magie. Morgane, s'est vu arracher à l'époque à sa seule famille, sa mère. Celle-ci, mage pourtant aux idées révolutionnaires fut victime de l'amalgame : elle est emprisonnée. C'est un moindre mal par rapport aux sévices et exécutions qui ont eu lieu envers la communauté magique, mais le pardon ne faisait pas partie du vocabulaire de la jeune Morgane.
Même si elle n'a pas hérité des pouvoirs de sa mère, elle a toujours eu connaissance de l’existence des mages et du Crépuscule, mots qui ont bercé son enfance. Pour leg, Morgane a pu avoir accès aux recherches que sa matriarche menait sur cette unité magique d'élite. Le nom d'Athanase Chardépeautre qui y apparaissait plusieurs fois fit comprendre à l'adolescente l'importance du mage au sein de l'organisation et l'étendue de ses pouvoirs. Voilà comment elle introduit ses appartements, sous couvert de son rôle d'employée de maison. Ses projets de garder secrète l'identité de l'homme en l'échange de de la libération de sa mère s’essoufflèrent avec le temps. Entre ses premières craintes d'être démasquée et la disparition de sa témérité adolescente, Morgane fut désorientée par l'apparente tristesse et mélancolie du maître des lieux. Elle en arriva à douter de ses réelles compétences de mage.

A ces aveux, Athanaste, resté dans le silence jusqu'à présent sent en lui tourner un mélange d'émotions et de nausée. Entre perplexité et culpabilité il a le sentiment d'avoir baissé la garde, d'avoir été faible. Un instant il cherche ses mots, à la fois de riposte et d'excuse puis se ravise. Il quitte la pièce en silence.

Il faut attendre de lendemain pour que le vieux mage mûrisse un sentiment de rédemption. A la surprise de Morgane il lui propose d'organiser l'évasion de sa mère. En l'échange de la mission qu'il s'est donnée il fait part de ses regrets d'être également privé de famille. Ainsi il souhaite saisir l'occasion de devenir le père qu'il n'a pas pu être, engageant la jeune femme à rester auprès de lui, au moins tant que l'enfant en aura besoin, lequel il élèvera comme son légitime.

A peine le temps d'assimiler les conséquences de l'arrangement qu'un courrier vient bouleverser le projet d'évasion. Un avertissement de son confrère, ils seront les prochains à être tués. Le mage sait que cela devait arriver un jour, qu'il devrait se livrer, ou bien tout abandonner et disparaître, en un souffle. Mais il n'est plus seul, il sait l'enfant à venir menacé. Si ses assaillants découvraient son existence, lui comme sa mère seraient exécutés , le peuple conférant à la magie un caractère héréditaire. La progéniture du mage serait systématiquement diabolisée. Une seule solution, la fuite. Juste le temps de rassembler l'essentiel et surtout : la baguette magique. Non pas qu'elle soit particulièrement précieuse, d'une essence banale, mais elle est l'alliée indispensable du mage en combat. Si Athanaste l'oubliais il sait qu'il aurait des difficultés à s'en procurer par les temps qui courent. L'inclusion d'un cheveu de son propriétaire demande un savoir qui ne lui appartient pas. Il frissonne quand il la sort du fourreau qu'il avait dissimulé derrière un tiroir de son secrétaire.

C'est ainsi que les fuyards louent dans la précipitation un fiacre en abandonnant pour caution une précieuse montre à gousset. Sous le zénith ils s'élancent à travers la ville avant de se perdre sur une route de campagne, sans destination, car Athanaste sait que de projeter rends prévisible.


Voilou, alors je pense faire poursuivre l'aventure dans une vallée encaissée traversée par un vieux pont suspendu de chemin de fer abandonné ( inspiré d'un qui se trouve près de chez moi, que j'ai pas mal pris en photo) là doit se dérouler un combat qui va séparer Morgane et Athanaste. Il ne retrouve pas Morgane et va décider de libérer seul sa mère (faut que je lui trouve un nom là...) qui va l'aider à retrouver Morgane grâce à sa magie non-offensive centrée sur les sentiments et l'individu (hypnose, télépathie, tout ce que vous voulez) avant de mourir de son âge et des mauvaises conditions de détention, sans avoir eu le temps de voir sa fille. je pense que ça pourrait plus ou moins en rester là, pourquoi pas un jour faire une suite sur l'enfant.

C'est long là non?[/spoil]
Dernière modification par McFly's le dim. 04 sept. 2016, 22:30, modifié 1 fois.

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Message par McFly's » lun. 05 sept. 2016, 02:08

Le petit concours de pose imposée m'a inspiré

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Message par Diabolo » lun. 05 sept. 2016, 06:19

Waouh, le dynamisme et les couleurs en jettent !


On ne revoit donc pas Morgane entre le moment où ils sont séparés au combat et la fin ? C'est peut-être dommage d'abandonner le lecteur au bout d'un long échec (mort de la mère)

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Message par McFly's » lun. 05 sept. 2016, 12:26

Oui enfin quand je dis que ça se termine après la mort, c'est qu'il n'y aura probablement pas de grande péripétie ensuite, probablement qu'il lui ramènera le corps, il se passera deux trois choses. Je sais pas mais j'avais pas envie d'un fin trop heureuse, je dois être un peu sadique... ça finit un peu en pirouette peut-être. Je vais y réfléchir.

Ben pour Morgane il faudrait que je trouve à écrire un parenthèse sur comment elle s'en sort pendant l'absence d'Athanase sans trop rentrer dans les détails histoire de laisser un peu mystère. Je ne sais pas si c'est une bonne idée .C'était handicapant d'imaginer l'action avec une femme enceinte tout en restant crédible. Ça me paraissait important de laisser le héros se débrouiller seul pendant un moment.

Par contre le décès de la mère est important pour le personnage de Morgane, ça lui permet de décrocher du passé, couper le cordon et se libérer de ses désirs d'adolescente. Bon c'est sur que c'est pas joyeux mais ça peut l'amener à une situation d'apaisement

Pfff plus ça va, plus j'allonge l'histoire X)

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Message par McFly's » sam. 10 sept. 2016, 23:45

Je ne sais pas ce qui ne va pas dans cette image mais ça va pas... je redoute l'arrière plan

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EDIT En fait je vais partir sur de dessin traditionnel, à la tablette ça coince. Même si je peux ce sera de la gravure.
Je vais m'imprimer une plaque comme ça
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Message par Diabolo » lun. 12 sept. 2016, 08:10

les deux sont très cools !

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Message par McFly's » mer. 14 sept. 2016, 15:19

Hm, j'ai quand même du mal avec le premier, je vais rester sur de la gravure avec des fonds et des ajouts photoshop.
C'est plus mon identité graphique je pense. Et puis je sais très bien que si je demande conseil à mes profs ils vont me dire "gravure,gravure,gravuuuure!" Ils ont pas tout à fait tort, c'est plus sombre et plus original.

l'histoire continue, mais je vous jure j'avance pas, et dire que c'est pas du tout le texte final...
[spoil]Le jour se lève à peine quand il revient à lui glacé par la fraîcheur nocturne. Il continue néanmoins sa descente. Il atteint enfin le ruisseau découvrant une scène désolante. Du sang, le corps massif de deux chevaux, leur cavaliers brisés, ici et là sur les rochers et contre les arbres, dans des positions improbables. Parmi eux, le fiacre en morceaux éparpillés ajoute au tableau plus de minéralité.
Le héros retourne ces pantins de chair, fouille les débris, encore et encore. Aucune trace de Morgane, il l’appelle. Son nom résonne cinq fois en une heure. Rien. Il descend alors le fil de l'eau , se fraye un chemin parmi les roches avant se s'arrêter , résigné. Il entreprend de rincer ses vêtements et sa plaie en chassant de son esprit l'idée de son sang mêlé dans l'eau à celui des cadavres. Dans les volutes rouges ses idées tournent. Il prend alors une décision qui il l'espère lavera un peu son âme. S'il entreprend seul de libérer la mère de Morgane il lui rendra justice, quoi qu'il lui soit arrivé. Rien d'autre à faire de toute façon, il ne peux rester par ici éternellement en étant en cavale. Cela fait longtemps qu'il n'a pas eu l'occasion de faire la démonstration de ses talents magiques. [/spoil]

Morgane je la referai, ça va pas
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Comme illustration pour la scène dans la salle de torture je pensais faire une page avec plusieurs dessins des objets qui entre en jeux: vierge de fer, dague-crucifix, serrure ou porte de la cellule, la pince ...

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Message par McFly's » lun. 26 sept. 2016, 22:24

Il y a encore pas mal de boulot sur le texte mais voilà la suite et fin pour le moment. C'est mieux en pdf avec des vrai paragraphes. Puis je dois revoir la ponctuation, les temps itou

[spoil]Sans traîner Athanaste retourne vers la prison de fer, il laisse son esprit ouvrir la serrure qui s'exécute sous la volonté impérieuse de sa baguette. La lourde porte rendue étanche par l'adjonction de cuir à ses jointures s'ouvre lentement et sans bruit. Au fond, une silhouette recroquevillée perce l'obscurité de ses yeux luisants. La figure humaine se détache petit à petit du fond de la cellule et s'approche du mage, qui tente de la discerner dans l'obscurité. Célèste, désorientée par la lumière rencontre le héros sur le seuil de la porte en terminant de déplier son corps décharné Ils se regardent un instant sans un mot. La différence de ces deux êtres fait naître un sentiment de fraternelle complémentarité . Le « sorcier » est frappé par le regard perçant qui habite cette femme dont les chairs semblent abandonnées par la volonté de vivre. Il a le sentiment qu'elle tente de sonder son esprit tout en gardant ses paupières bienveillantes à demi closes.

«  Je savais qu'il arriverai quelque chose de tel » dit-elle avec lenteur. « Vous connaissez la nature qu'adoptent mes pouvoirs. Vous savez sans vraiment savoir quelle en est la portée et les supposées limites. Je sais également de vous quelle efficacité vous caractérise. Après avoir vécu des souffrances qui furent aussi les vôtres, je me suis sentie plus que jamais proche des mages comme vous, Athanaste. Le feu qui s'était emparé de moi s'est éteint au fond de ce puis au profit d'une conscience toujours plus élargie du monde qui m'entoure. Dit-elle avec un regard pour le trou béant qui perce le centre de la pièce. Il n'y avait pas de mystère quand à votre apparition de ce soir. » Sa voix faible s'étire comme un souffle, consommant le peu d'énergie qui l'habite.

_ Il n'y a pas non plus de mystère quand à la raison de ma venue. Dit Athanaste. Vous devez savoir que votre fille a fait de votre destin sa priorité J'espérais en vous libérant que vous me rameniez à elle, profitant de votre omniscience magique. Je crois avoir une dette.

_Une partie de mon esprit garde toujours une porte ouverte sur elle. Je suis heureuse de voir qu'elle a su faire preuve de pardon à votre propos. Je crois en cet enfant à venir qui doit sceller nos deux mondes, ne serait-ce qu'à dimension humaine, entre vous et moi... Elle attend avec lui dans une borie de pierres sèches en amont du ruisseau où vous avez perdu sa trace, sur mes conseils... Je suis responsable de son silence... Je gardais en moi en l'énergie nécessaire pour la contacter, jusqu'à l'incident, sur le viaduc... Athanaste ne l'interrompt pas, il sent que la vieille femme est dans son dernier élan. «  Ma dernière volonté se réalise ainsi. Vous trouverez, au milieu d'une clairière, autrefois habitée par un herboriste... Trouvez apaisement... »

Ainsi avec une dignité presque théâtrale Célèste perds connaissance dans les bras d'Athanaste qui la saisit dans sa chute. En empoignant ses bras il sent la peau rouler sur l'os. Son regard s'éteint comme on souffle une chandelle, quittant son corps laiteux et transparent.
Athanaste se sent abandonné quand Célèste ne devient qu'une marionnette si légère, qu'on pourrait croire que l'esprit qui la quitte ne constituait que l'essentiel de son poids. Il l'emporte tel un châle sur ses épaules.

Il quitte la salle de torture sans un bruit, sans oublier de s'emparer de quelques vivres dans un des vestiaires qu'il ouvre sur le chemin  . La mort à cela de curieux qu'elle rappelle aux vivants qu'ils ont un corps. La sortie se fait sans difficulté. Il se laisse glisser par la même ouverture qu'en arrivant, se faisant tapis mouvant sous le corps fantomatique de la mage mère. Un garde aperçoit l'étrange scène un instant, croit sa fatigue lui jouer des tours  .
C'est ainsi que le mage quitte la prison, théâtre l'instant suivant d'un élan de panique parmi la garde.

Le mage s'empresse de redescendre vers la vallée. Il ne manque pas d'envelopper le corps de son manteau. Le chemin quoiqu'en pente plus ou moins régulière se fait long sans monture. Les rations de survie qu'il a subtilisées sont largement indispensables durant le périple.
Le cadavre sur ses épaules, malgré son faible poids, devient un fardeau odorant avec les jours qui passent. Heureusement, l'eau reste omniprésente dans le paysage que l'homme traverse, lui évitant de se lester avec des réserves. Athanaste regrette ses plus jeunes années quand ses genoux le rappellent à l'ordre.

Au bout de cinq jours de marche, c'est en relevant la tête pour étirer son dos que le mage aperçoit enfin un espace dégagé dans la forêt dense. Il parvient à s'en approcher par un petit escalier de pierre tout recouvert de sureau partant du chemin de terre. La montée abrupte vers le repère est ponctuée de quelques marches aménagées ici est là au dessus desquelles se love la nature.
Enfin elle s'ouvre sur une petite clairière plantée d'herbes diverses, de fruits de toutes sortes et de plantes tantôt envahissantes, tantôt clairsemées. Derrière un vieux poirier biscornu, se cache une borie de forme arrondie recouverte de mousse sur son dôme.

Athanaste se déleste du corps de la mère en réalisant être arrivé à destination. Morgane sort de l'abri de pierre avec inquiétude avant de se ruer vers le héros. Elle s'arrête devant le corps sans vie de sa mère avant de tomber à genoux devant elle . «  Je savais qu'elle ne reviendrait pas vivante, mais j'avais espoir  ... » Les larmes coulent sur ses joues qu'elle tente de dissimuler en plongeant son visage dans ses mains. Athanaste dans son dos l'enveloppe de ses bras. «  pardon dit-elle, pardon, de t'avoir laissé sans nouvelles, j'étais tellement heureuse qu'elle se manifeste à moi, je me suis fiée à elle mais je ne pouvais croire à sa mort.

_ Elle savait ce qu'elle faisait. On ne saura jamais s'il aurait pu en être autrement. »


Le lendemain, après une journée à fabriquer un radeau de fortune, ils brûlent le corps de Célèste sur l'eau, sous une lune claire. Le feu rendant à la femme ce qu'elle a perdu dans les entrailles de la prison, consume aussi les regrets et les douleurs du couple de rebelles. Ils décidèrent de s'établir là où Morgane avait trouvé abri en attendant la venue de l'enfant, sous la bénédiction de la défunte. Les pouvoirs d'Athanaste se firent plus qu'utiles pour la pratique de la chasse et le jardin qui les accueillit devint un refuge plus que bienvenu loin de la société en ébullition.
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Maintenant je vais travailler sur les images, d'avancer le texte ça me permet de prévoir l'intervention des images

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