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   AllFanarts V2.1 Index du Forum -> Récapitulatif de concours -> Ecritu-collab 1 - Musique en scène

Bonjour !!

LE THEME


Je vous propose un concours ecritu-collab basé sur une musique Very Happy
L'écrivain de l'équipe devra écrire un texte sur ce qu'il aura senti, imaginé, interprété. Et encore mieux, ce serait bien que vous suiviez la trame/schéma de la musique Very Happy
Et le dessinateur de l'équipe devra illustrer ce texte (et cette musique du même coup)

La voici :
http://fr.youtube.com/watch?v=q7QTyUaH2OE

LES PARTICIPATIONS


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* Zali L. Falcam & Louve

http://www.hiboox.fr/go/images/dessin/weeaboo,c356cea3db030748d9a90c8645867dbb.jpg.html

Spoil:
 
Too Hot

Trop chaud pour penser.
Le paquet de chips est vide, désormais, et m'épargne la honte de devoir bouger mon gras jusqu'au toilette pour y vomir le trop plein de sel qui macule mon palais tapissé de miettes.
Trop chaud pour agir. Le couinement aigu du chat du voisin qui réclame son eau m'énerve, alors je cherche nerveusement ma canette d'ersatz de coca cola Lidl. Ah non, en fait de chat, c'était sa gamine qui réclame encore à manger. J'ai vaguement la nausée.
Oh, bon sang, déjà 18H42 et je n'ai même pas encore été vérifier si on m'avait envoyé des mails.
Non.
Peut-être parce que tous mes amis sont partis en vacances. Ou que je les ais jetés dans un coin en attendant de voir s'ils faisaient bien dans le décor. Je parle de fansubs avec un type dont je ne connais même pas le prénom. Mais il fait même trop chaud pour MSN.
Oh, le livre d'or de mon skyblog a un nouveau message. Je vais y répondre.
*énorme soupir* non ce n'était qu'une pub.
Je clique sur la pub, et un mexicain me propose de la chirurgie plastique discount. Des pop ups apparaissent, mais je n'ai plus d'énergie pour les combattre.
Ces fenêtres clignotent partout, mon maillot de corps me colle à la couenne, et ce sifflement haut perché d'enfant réclamant qu'on le remplisse me font me sentir vide. Maman remplit bébé de lait, et moi je me remplis de sucre. Nous vomirons en même temps.
Je pense aller m'allonger quelques heures jusqu'à demain, je me réveillerais sec et malade dans une marre de sueur, mais j'aurais trop peur d'avoir perdu ma journée. Je pense m'inscrire à quelque chose de culturel, puis soudain Azuréus me parle. C'est le nouveau film de Naruto qui est arrivé.
Il n'est vraiment pas génial. J'aurais préféré qu'il y ait plus de passages avec Sasuke. Parce que je le trouve tellement, tellement cool. J'ai vaguement conscience que ce que je pense est absolument dénué de toute espèce d'intérêt. Je me démène dans les brumes de mon cerveau pour tenter de trouver mieux, mais c'est totalement sans espoir.
Je suis un poulet rôti géant.
Quand la température baisse, je suis endormi.
Demain, mon colocataire me gifflera pour que je me réveille, et une marque de clavier sur ma joue rouge me fera me souvenir de cet après-midi onirique.



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Hayath & Myo-zhotis


Spoil:
 
D’ombre et de peine …


Une aube à l’incandescence paresseuse
S’éveille, lourde du poids de l’amertume.
Elle ondoie, brisée, ses élytres douloureux
Sur les monts auréolés de mille brumes.

Drapée de lune, son amante Mélancolie,
Tarde à quitter le pâle berceau des cieux;
Au bout de ces lèvres chagrines, meurtris,
S’essoufflent les bris d’un Hier silencieux.

Au Zéphyr qui hisse alors ses nuances,
Quelques pendus éloquents vocifèrent.
Mais dans les landes, les heures d’errances
Econduisent, aveugles, ces râles austères.

Et pourtant, ces tristes pétales de bon sens
Devraient parfois trouver audience attentive
Quand bien même, sous les prunelles chétives,
Ces fleurs se feraient sève d’une malveillance.

Car j’ai vu tant de visages sans reflets feindre,
Égarés dans les froids miroirs de leurs vies fanées,
Qu’ils n’étaient pas de ce paysage les spectres habitués.

C’est toutefois, sur leurs masques insipides, les cendres
Qui balafrent les vains artifices de leurs portraits anonymes.
Ce sont là les serments de suie du glas sonnant des regrets …
Leur Hymne.



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Mei & Siah



Spoil:
 

Elégie

Le soleil aveuglant perce par les volets.
Je ne veux plus entendre et ne veux plus parler…

Le temps où tu chantais me paraît si lointain,
J'ai tant serré ton cœur, j'aimerais tenir ta main
Je pleure ton visage, j'ai regretté ton corps
Je chéris ton image et j'ai jeté tes torts.

Je suis assis par terre dans notre maison bleue,
Jeté là, un carton, sur le tapis persan
Laisse, ouvert, entrevoir les photos de l'antan
Cet antan qui m'étiole : nous étions alors deux…
Tout s'efface, déjà ; ce qui était demeure :
Un souvenir sépia de sourires et de fleurs

Non, plus rien n'a de sens sans toi et je me perds :
Je me noie et j'étouffe, suffoqué, perdant pied
Ta mort est océan et mes larmes sont mer,
Je ne peux pas mourir mais sans toi j'ai coulé.

Tu me manques, tu m'obsèdes, mon bel amour perdu
Et, désespérément, quand tu as disparu
La nature, encore, en son sein blanc sommeille
Le temps passe ; et pas à pas tout se réveille.

Ce que tu as perdu, je le garde à présent,
J'observe la danse effrénée du temps, passant
Sur les visages aimés –enfants, petits-enfants ;
Que ne puis-je le voir sur le tien, adorée…

Je t'ai aimée, ma mie, et je t'aime, encore
A travers le grand vide, terrifiant, de la mort
Tout grandit, tout s'en va et je resterai seul
Jusqu'à ce que l'ombre veuille de moi, enfin.

Je partirai serein.



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* Fandre & Dde

http://www.iaza.com/work/080816C/collab_fandre53779.jpg

Spoil:
 

La princesse

La jeune princesse marchait dans le magnifique jardin du palais. Elle était en proie à une vive mélancolie car elle était sans nouvelles de son jeune époux parti à la guerre.

Elle marchait comme dans un rêve, n'ayant aucune notion du temps qui s'écoulait. La nature semblait la comprendre et tentait de mettre un sourire et un peu de chaleur sur ce pâle visage triste. Les oiseaux virvoletaient avec adresse, les fleurs se faisaient plus belles les unes que les autres, les bruissements des arbres ressemblaient à un magnifique chant sous la brise. Mai rien n'y fit.

Soudain, elle reconnut le chemin conduisant au lieu où il avait demandé sa main. L'espoir au cœur, elle se mit à courir. Brusquement, elle s'arrêta. Il était là. Il se tenait sur le rebord du puits, debout, comme nimbé de lumière. Il était vêtu de ses plus beaux atours, ouvrant largement les bras à sa bien-aimée, l'invitant ainsi à se blottir contre lui. De sa voix mélodieuse mais lointaine, il lui fit : « Viens ! Rejoins-moi ! ».

Ivre de joie, elle se précipita vers lui. Au moment de l'étreindre, elle ne sentit que le vide. Prise par son élan, elle tomba, tout comme il tomba sur le champ de bataille.



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* Caliope & mistral



Spoil:
 

Qui se souviendrait de la dernière fois où je t'ai vue? Tu étais là, regardant les vagues, ces vagues qui semblaient en osmose avec ta chevelure, suivant le vent, suivant les caprices du temps, ce temps, mauvais, avec la pluie battante ruisselant le long de tes épaules dénudées. Et ton regard, ton si beau regard, se perdait dans l'horizon. Qui pouvais-tu bien chercher, qui pouvait-tu bien attendre? Et en te regardant, je me mettais à rêver, mon esprit s'emportait. Je ne savais si je devais t'approcher, toi, si légère, avec ta peau mouillée, en train de regarder les éléments en colère.
Et l'on ressentait une gaieté sauvage s'échapper de ton visage, mais ton corps entier criait une douleur que l'on désirait caresser, apaiser, à qui murmurer des mots tendres, des secrets, des petits riens, qui passeraient, éphémères, dans ton être, et s'en iraient tout aussi rapidement qu'ils étaient venus. Mais si, pour ce moment merveilleux, si, pour être à tes côtés, je devais tout sacrifier, je le ferai.
Certains appelleraient cela de la folie, d'autres de la poésie, et d'autres encore de l'idiotie. Moi, je vais faire dans le mielleux, le niais, et j'appellerai cela de l'amour. Un amour très simple, cet amour où l'on peut regarder la personne aimée et s'en contenter. Je n'aurai jamais cru qu'un amour platonique me conviendrait. En fait, cela ne me conviens pas. J'aurais voulu te serrer dans mes bras, couvrir ta peau mouillée de baisers, et te murmurer à l'oreille des promesses que je m'efforcerai de tenir.
Mais ce jour-là, sur la plage, je me suis contenté de te regarder. Et quand je t'ai vue t'enfoncer dans la mer, je n'ai pas bougé, émerveillé que j'étais. Et ta voix s'est élevée, douce, mélodieuse, et je me suis laissé baigner par les notes qui s'élevaient des profondeurs de ta gorge. J'étais si heureux!! Et je n'ai rien fait. Et quand tu as disparu dans les flots, la tempête s'est calmée. Et je suis reparti. Ma petite sirène.



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* tit! & Nascia



Spoil:
 

Les pieds nus dans la neige, ne sentant plus le froid, ni les aspérités du sol, l’enfant, tête baissée, avance dans la forêt, luttant contre le vent qui cingle son visage. Les larmes ont gelé sur ses joues. Les bras serrés autour de son petit corps frêle et glacé, il chemine parmi les hauts bouleaux, ou la lumière du jour ne pénètre que difficilement. Ses cheveux en bataille retombent en lourdes mèches sur son front. Il tente de se frayer un chemin à travers cette étendue hostile. Tombant parfois, il avance péniblement. Ses yeux ont perdu cette étincelle qui anime le regard si confiant et naïf des enfants, ils sont durs et froids. Désabusés, ils ont comme perdu leur innocence...

Un rayon de soleil perce, doux comme le miel. Sucré comme un jour de printemps insouciant. Ephémère.
Le vent reprend le dessus et déjà le soleil n’est plus là. La marche est toujours plus difficile... Les mains abîmées par le froid et le frottement contre les écorces des arbres auxquels il est obligé de s’appuyer. Ses petites mains d’enfant, ses innocentes mains meurtries ajoutent à sa douleur.

Soudain, une lueur !
Derrière cette branche !
Sous ce rameau !
Enfuie aussitôt...
De nouveau, dans l’arbre!
Puis devant lui !
Disparue pour de bon...

La neige et le noir environnants le font frissonner, il a rêvé.
Il est épuisé.
Terrassé par la fatigue et la peur.

Lentement, les ténèbres se dissipent, la lueur descend, elle vient vers lui, s’intensifiant.
Une nymphe. Une sorte d’être fluide, aérien. Comparable à la brume qui s ‘élève des marais, imperceptible et enveloppante, cette apparition porte en elle une lueur insouciante et vivace.
Elle vole, tel un parfum, subtil, virevolte entre les arbres, danse dans le vent et la neige, parmi les flocons, exaltée. Semblant se multiplier à chaque instant.

Puis tout à coup, illumine la forêt toute entière.
D’un éclat si puissant qu’il ne peut garder les yeux ouverts ! La lumière jaillit et se répand partout, tout est blanc, lumineux, clair.

Il n’a plus peur...
Doucement, il glisse le long de l’arbre contre lequel il se tenait. Laissant aller son corps exsangue, il se couche dans la neige, ramenant ses pieds contre sa poitrine. Il blottit sa tête sous son bras et ferme les yeux.
Peu à peu la neige tombant à gros flocons le recouvre de son blanc manteau.
Tel un linceul immaculé, elle l’entoure de ses bras de velours, le dissimulant peu à peu...
Son esprit s’égare, il sombre enfin, lentement et sans s’en rendre compte...
La neige l’a emporté. On ne distingue plus rien de l’enfant qui gît là.

Il n’est plus.



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romangel & khyra


Spoil:
 
EVEIL



Un souffle parcourant la sombre foret, aucun être à l'horizon, aucune vie aux environs, comme si un monde s'était éteint, et là il y a au loin ; une lueur faible qui scintille, un dernier espoir en ce monde de malheur.

Parmi les arbres morts et dans un bruissement de feuille morte, un geste insuffle à toutes ces choses la vie qui jamais, ne leur avait été donnée. Un cadeau jamais offert, de toutes ces années passées à attendre. Il se lève, un mouvement gracile, il se tend vers le ciel de noirceur et un geste suffit à sauver, les restes de lumière.

Un geste dans la nuit, A qui appartient cette âme qui erre et autour d'elle, créer ceux qui jamais n'avaient existé… Ce bruissement de vie n'atteint que les oreilles de ceux qui la cherchent, et un beau jour que la vie a choisi pour apparaître, personne…

Aucun être prêt à l'entendre, Aucune chance que quiconque trouve ce lieu endormi, et cette âme qui erre sans fin ne peut sortir ce monde de sa torpeur, il essaie en vain de l'aider.

Les sons se font ténus et, disparaissent tandis qu'à nouveau la lueur du ciel s'assombrit et s'éteint, l'être tombe et sa vie lui échappe quel miracle pourrait ressusciter, une terre lointaine que personne ne connaît, un adieu à ces visions aveugles et ces sons muets, plus rien ne vit, à jamais ce cycle peuplera les rêves de cette entité qui glisse dans les feuilles mortes et à nouveau se recroqueville dans son sommeil infini… Seul, l'espoir qu'un temps viendra où quelqu'un sera là pour entendre cet Eveil.



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* Feeyuu & fox again



Spoil:
 


Les rayons du soleil se frayèrent un chemin à travers ses paupières...
Des notes de musique vinrent souffler une mélodie à ses oreilles.
Elle se leva.
Elle.
Comme un ange.
Elle descendit du lit glissant le long des draps jusqu'au sol.
Elle cligna des yeux en pénétrant dans le jardin.
La mélodie persistait.
Une branche se précipita sur son épaule.
Souvenir.
Tout s'accéléra, des ombres, pénétrèrent le soleil, la nuit paraissait s'être précipitée sur elle en même temps que la nature morte. Elle voulut hurler sans y arriver entrainée par la musique.
Elle fuit.
Courut à bout de souffle.
Des larmes coulaient le long de ses joues...
Le Calme revint doucement.
Elle se précipita dans l'étang proche.
Où se reflétait le soleil levant...
Oublie.
Repos.



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Jasrah & master champi


Spoil:
 
"A vélo...

Vélo, vélo qui roule sur la terre et les feuilles, ta roue tourne dans un cycle continu mais qui te dit qu'il sera ininterrompu ?
Garçon, garçon qui pédale sur ton vélo, tes pieds marchent, courent et s'enroulent mais qui te dit que ta promenade sera éternelle ?

Petit, tu te promenais en forêt avec ton père et ta mère. Marcher n'a pas été simple à apprendre et pédaler sur ton nouveau vélo t'a semblé encore plus difficile. Tu t'es très vite fatigué.
De la forêt, tu n'avais vu que les alentours sans oser y pénétrer.

Enfant, tu as aimé pédaler, aller plus loin en sentant l'air sur ton visage qui te chatouillait gentiment le nez.
Tu n'avais pas peur parce que tes parents étaient derrière toi et tu pédalais, confiant, vers l'orée de la forêt.

Adolescent, pédaler t'a semblé un exercice bien vain. Mais parfois, ton vélo constituait ton seul moyen de t'évader de la maison et des disputes de tes parents qui ne s'entendent plus et se déchirent.
La forêt finit par t'attirer et tu arrives petit à petit vers le milieu de la forêt.

Adulte, le vélo est devenu pour toi ton sport du week-end. De l'évasion qu'il te procurait, tu n'en vois plus que le soucis pratique. D'abord pour sculpter ton corps qui doit plaire aux autres, ensuite pour préserver ta santé. A ton tour tu apprends du vélo à ton enfant.
Tu pédales droit sans t'arrêter, A regret car tu traverses le milieu de la forêt sans t'en apercevoir.

Vieil homme, tes enfants ont grandi et pédalent à leur tour, seuls dans leur forêts. Ton vélo devient ton ami, tu te rappelles de lui dans tes jours heureux et insouciants, et ses souvenirs t'émeuvent car tu sais que tu ne pourras pas les revivre. Pédaler devient petit à petit plus dur, et tu te surprends à constater que c'est encore plus difficile que lorsque tu étais petit.

Alors tu t'arrêtes car tu sais que tu es arrivé au bout du chemin, que tu as atteint les profondeurs de ta forêt et qu'il ne te reste qu'une seule et dernière chose à découvrir.
Tu descends lentement de ton vélo, marchant à côté de ta vieille amie qui te soutient une dernière fois...

... Pour une ultime rencontre et un dernier voyage... A l'autre bout de la forêt."



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* Nyfanouar & Mysday

http://img501.imageshack.us/img501/3322/illupoemef2xk5.jpg

Spoil:
 

Ma chère Mathilde,


J’ai si souvent imaginé vos doigts courir sur le papier déjà jauni entre les miens, et vos yeux rieurs choisir des clichés qui me seraient destinés. Je dois vous avouez que j’ai bien des fois, dans un geste mièvre, déposé mes lèvres sur la belle Marianne.
Vos cartes ont empli ma vie plus qu’une femme même n’aurait su le faire, et ce en dépit que je doive vous considérer aussi abstraite que la distance qui nous sépare est réelle. Vous comprendrez aussi que votre absence fut en moi source de rancœur, jusqu’à ce que j’en apprenne la cause.

Et comment pourrais-je la refuser ?

Ma douleur viendra quand je ne saurai comment adresser cette lettre au monde suivant.
Je regretterai éternellement de ne vous avoir vue qu’en songes.

Votre fidèle ami,

Ernest



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* Ppdm & i20


Spoil:
 

La poussière se soulevait avec lourdeur pour laisser passer la traînée de pas.
Elle se dirigeait vers cette image du passé, cette poupée longtemps aimée d'où l'obscurité et les souvenirs se dévoilaient.

La poupée de porcelaine... Elle en avait besoin près d'elle. Ce petit visage apaisant qui contrastait tant avec ceux qui l'entouraient quotidiennement. Ce regard rêveur docilement communicatif... Elle descendit du lit grinçant de ses parents, veilla à poser ses petits pieds au centre des dalles froides - le risque de tomber sur des minuscules éclats de vaisselle est moindre qu'au niveau des rainures -, ouvrit le troisième tiroir de la commode usée et graisseuse de la pièce unique de la maison, et enfin, enleva délicatement le papier jaunâtre de son trésor où un peu de sucre brun poudroya. Le petit être de porcelaine était resplendissant de ses boucles dorées et de sa robe de mousseline blanche. Elle l'étreignit comme elle ne pourrait jamais le faire avec ses parents. Et inspira longuement jusqu'à ce que les larmes lui virent...



Sa main effleura la surface de céramique du front au petit nez sillonnant les fissures qui n'existaient plus. Puis remonta vers son propre visage pour se rendre compte des prouesses du temps sur les cicatrices... Et de son impuissance sur la ressouvenance d'anciennes souffrances...

Elle s'était recroquevillée par réflexe sur son propre matelas, la tête tournée vers son père, à l'affût de la volée suivante.
"Alors on se prétend malade pour rester jouer à la poupée ? Dans cet état, qui en voudra !?"
Ce fut sa mère qui l'attrapa par le col et la traîna vers le centre de la pièce : "La housse est suffisamment sale, ne va pas essuyer ton sang dessus."

Rictus vicieux. Le petit minois estropié par la chute la dévisageait. Où est passé ce sentiment de réconfort ? Cet être froid affichait sa fierté d'être à l'origine de cette scène.
"Merci de m'avoir fait tomber au moment où tes parents sont rentrés" semblait-elle dire. "Quel spectacle amusant ! Tu tremblottes, tu sanglottes, petite linotte !"

A présent, sur ce lit à baldaquin, sous ce masque plaisant, l'esprit malin se fondait à merveille parmi les autres luxueux jouets. Elle s'éloigna, plus rien ne la rattachait à ce passé.

Alors Papa, combien t'a rapporté la vente de cette poupée, fruit de tes nombreux larcins et autres trafics ? Cet accord entre maman et toi ce jour-là, est-il aussi toujours rare ?
Non, ma malédiction ne sera pas pour toi.



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* Alyciane & Diabolo

http://site.voila.fr/laar/dessins/attendrelaneige.jpg

Spoil:
 

L’oiseau qui était amoureux d’un flocon de neige


Printemps maudit, autrefois mon ami
Toi qui te couvre de fleur en riant
Et me laisse souffrir en souriant
Sous un soleil vainqueur, je me languis

Tu t’es joué de moi et de mon âme
Quand un matin je me suis réveillé
Au creux du nid tu avais dé;posé
Douce et blanche, la plus jolie des dames

Mais ce n’était que pour mieux l’enlever
Et transformée en larme entre mes ailes
Je n’ai jamais pu retrouver ma belle
Aux temps des beaux jours et dans les vallées

Pourtant je chercherais jusqu’aux cieux
A tire-d’aile, l’hirondelle
Et j’irais chanter même chez les dieux
A tire-d’aile, sans ma belle


Alors que sur une branche je pleurais
Un nuage vint vers moi et me souffla
Qu’au domaine hivernal elle reviendra
Et règnera sur toute la forêt

Suis-je tombé d’amour d’une princesse ?
Si je dois lui prouver ma bonne foi
Que m’importe donc la langueur du froid
En échange de ses lentes caresses

Je verrais de l’automne jusqu’au rouge
Lorsque mes frères suivront l’assassin
Et blottit dans la blancheur de son sein
Mes yeux se fermeront,
plus rien ne bouge








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LES RESULTATS



Classement texte :

pour Alyciane
pour Jasrah
pour Zali L. Falcam


Et, vous l'attendiez tous, le classement collab :
Alyciane et Diabolo !!!
Ppdm et i20 !!
Caliope et Mistral !
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